On commence l’année avec cette volonté de ma part, de mettre l’accent sur la philosophie du yoga. J’aime donner du sens aux choses.
Le yoga n’est pas une pratique de sport. Enfin, je précise, je ne fais pas partie des personnes qui disent que ce n’est pas une activité physique, car clairement pour moi, ça l’est. Le yoga que je propose demande de la mobilité, engage le corps, créé du mouvement dans les articulations, parfois même lorsque les mouvements s’enchainent, il peut y avoir un peu de cardio. Donc oui, c’est une activité physique … mais ce n’est pas que ça. Cest au-delà de ça.
Lorsque je partage mes cours, j’invite les personnes à explorer la pleine conscience, à prendre soin de soi, à se découvrir un peu plus, peut être à mieux se comprendre. Le yoga c’est un chemin, et ce chemin, il peut être guidé par les textes du yoga qui éclairent notre route. Et quelle richesse !!
Un de ces textes, c’est les yogas sutras de Pantajali. Il daterait de 500 avant JC environ, aurait été écrit par une personne nommée PATANJALI ou un groupe de personnes. Quoiqu’il en soit, ce texte est souvent cité en philosophie du yoga et fait référence, même si à l’époque le yoga n’avait rien à voir avec le yoga d’aujourd’hui, on peut l’utiliser et l’interpréter avec notre regard moderne.
Et cette semaine, j’ai choisi de commencer l’année avec le yoga sutra 2.46 « sthira sukham asamam » (en sanskrit), qu’on peut traduire par « trouver du confort et de la stabilité dans la posture ».
Ou encore « l’assise sera stable et facile ».
Sthira veut dire : ferme, solide ou encore stable et sukham : facile, agréable. Asanam veut dire assise ou posture.
Comme je le disais plus haut, lorsque ce texte a été écrit, il était question de s’asseoir en posture de méditation afin d’aller plus facilement en introspection pour aller vers la « libération ».
Les postures telles que nous les pratiquons au hatha yoga (et vinyasa etc…) n’existaient pas. Puis, Lorsque les postures physiques sont apparues, c’était surtout pour permettre au corps de tenir assis en méditation, et ce n’est pas si facile que ça de rester assis !!!
Quoiqu’il en soit aujourd’hui, ce confort et cette stabilité, on peut venir les chercher dans nos postures physiques et même, et c’est là ce qui est beau, on peut chercher à les appliquer dans notre vie !
Lorsque l’esprit est distrait par les sens et/ou que le corps commence à lutter à cause de ses sensations, comme la douleur, raideur ou l’inconfort, vous ne pratiquez plus l’asana et il est alors temps de sortir de la posture.
Il est donc question d’apprendre à écouter son corps, à être attentif à ces ressentis, à mieux comprendre son corps, à respecter ses limites et donc à apprendre à adapter sa posture (son asana) pour trouver ce confort.
Ce principe rappelle l’importance de l’équilibre entre toutes choses pour trouver sa juste place ; l’équilibre entre effort et relâchement, entre souplesse et force ou encore entre stabilité et mobilité.
« quand tout va bien dans le corps, quand il n’y a rien à signaler, il n’envoie aucun signal et le relâchement s’installe » ( Jean Bouchart D’Orval) ainsi l’esprit peut se relâcher également. Petit à petit s’installe cette possibilité de porter son attention à la pleine présence. On est ainsi dans l’état de yoga et on peut aller vers cet objectif du yoga : la réalisation de soi.
Tu peux écrire en commentaire ce que cela t’inspire !
Source : yog’it simple (merci à ces belles fiches de philosophie qui vont m’accompagner lors de mes cours)
Les yogas sutras de patanjali (commentaires par Jean Bouchart D’Orval)
Arhanta yoga